La vie Communale

En longeant les méandres du Beuvron, au printemps le parfum des troènes, chèvrefeuilles, acacias, sureaux en fleurs, chatouille agréablement les narines… Ainsi on arrive au lavoir.

Vieux de 150 ans, il ne résonne plus des coups de badras, ni du bavardage des laveuses, mais, il est toujours là, témoin d’une vie communale disparue.

 

 

 

Tout le long du Beuvron, il y eut pendant des siècles, des moulins à eau, associés à des moulins à vent. Seul subsiste le moulin prieur, en face du lavoir, en service jusqu’à la moitié du 20e siècle (propriété privée).

 

Avec le lavoir et le moulin à eau commence le « circuit de l’eau » balade courte, mais plaisante. Après avoir traversé la route, s’engager tout de suite sur la gauche (avant le centre équestre). Le sentier débouche sur la vallée du Graau. Promenade bucolique le long d’un petit ruisseau, pique-nique à l’ombre des arbres du parc, lavoir, verger-conservatoire, etc.…

 

 

Dans l’autre partie du parc, en longeant le Beuvron, on aperçoit une tourelle au toit d’ardoises. Ce petit édifice abrite une rareté aujourd’hui en Anjou… un bélier hydraulique. Un panneau explicatif permet d’en découvrir le système de fonctionnement. On peut s’y rendre en traversant la chaussée sur le Beuvron, s’il n’y a pas d’eau, sinon on contourne les maisons. Pour arriver au bourg emprunter le chemin de Gasselin … ça monte !

 

 

Andrezé fut en partie incendié en 1794 par les colonies infernales. Rue du commerce, une maison a échappé aux flammes, elle daterait du 17e.
L’église, elle aussi fut préservée. De style roman du 16e siècle, elle sera agrandie, élargie au fil des siècles. A l’époque des guerres de Vendée, plus petite, elle servit de grange à l’armée républicaine et ainsi fut épargnée.

 

 

Les habitations en pierre de pays, le schiste bleu, sont principalement de type italo-clissonnais. Remarquer les différents motifs des génoises et des corniches en brique ainsi que la diversité des ouvertures.

 

Andrezé est un des villages qui a conservé encore intactes des maisons de tisserands, bien sûr les métiers à tisser ne sont plus dans les caves : ouvertures au ras du sol, exposition plein sud (rue du Beuvron), vestige d’un artisanat local très important jusqu’au 20e siècle.

Nombreuses sont les familles qui possèdent des trésors de toiles faites par quelque aïeul…ou des pièces de trousseau brodées par les mains expertes de nos grands-mères.

 

En flânant le bourg des rues, on aperçoit par endroit des passages étroits aménagés entre les maisons pour se rendre à un puits ou dans les jardins (rue du Beuvron, rue de Mergot, impasse du Sahara) ou pour passer d’une rue à l’autre (petite venelle).

Des maisons bourgeoises aux toits d’ardoise, d’autres plus récentes « Art Déco », témoignent de la diversité architecturale.

 

Andrezé est un vieux bourg au bâti serré. Sa campagne verdoyante a beaucoup de charme… Prenez le temps de savourer et de redécouvrir notre « chez nous »…

 

Nous espérons que ces lignes vous ont intéressé. Nous avons l’intention d’alimenter ce site au fil des mois avec plus de détails sur l’histoire de notre patrimoine. Vos avis et suggestions seront les bienvenus.